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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 23:01

 

 

 

 

 

 

 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 23:05

 

 

 

 

 

 

 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 23:04

 

 

 

 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 23:03

 

 

 

*

 

Georges Brassens raconte "Don Juan"

via une réponse à un fan...

Lire donc cet extrait de lettre juste ci-dessous :

 

 

 


"...La chanson «Don Juan», l'une des dernières que j'ai enregistrées, m'est très chère. Je pense avoir réussi à y évoquer plusieurs des valeurs auxquelles je crois, mais, selon une formule que j'ai toujours cultivée, par joyeuses allégories interposées.

L'essentiel de mon propos est d'exprimer mon estime à tous ces braves gens qui, modestement, dans l'ombre, choisissent l'option généreuse, altruiste, même et surtout si cela les amène à suivre une autre route que celle des «bien pensants». Et pour bien illustrer ma proposition, j'en profite pour lever mon chapeau à divers personnages de mon petit théâtre coutumier, en me permettant pour chacun, au passage, un clin d'œil au deuxième degré.

Si j'ai souvent mis la maréchaussée au pilori, c'est bien sûr l'institution et ses travers que je blâmais et non pas chacun de ses représentants chez qui, hélas, il arrive que l'on rencontre de braves types. Mais qui plus est, ce rectificatif a été fait à la demande expresse de ma vieille maman. Ayant nécessité une transfusion sanguine, c'est un policier qui se présenta pour lui offrir le sang compatible. Ma brave mère, qui jamais ne se mêla de mes chansons, décréta avec autorité qu'elle me défendait dorénavant de dire le moindre mal des gendarmes, maintenant que le sang de l'un d'eux coulait dans les veines d'un membre de notre famille.

Les chats de Léautaud ne sont pas les premiers chats venus. Ils seraient plutôt les derniers puisque «ce chrétien détestable» se faisait un devoir de recueillir les félins abandonnés, estropiés, malades. Bref, les laissés-pour-compte. Et Léautaud n'apparaît pas inopinément dans cet apologue puisque sa vie et son œuvre furent marqués par un père cavaleur, «Don Juan», et une mère, partenaire occasionnelle, qui l'abandonna trois jours après sa naissance. J'ai emprunté à La Fontaine son «Haro sur le baudet» qui représente bien le réflexe d'hostilité de la masse contre le petit, le sans grade, victime toute désignée, sans défense et le plus souvent innocente.

J'ai voulu réhabiliter aussi le curé en glorifiant celui-là qui osa aller à contre courant de la St-Barthélémy, prototype d'un mouvement d'intolérance aveugle.

Puis j'ai trouvé des valeurs de rachat au soldat et même à l'automobiliste à qui je m'étais rarement intéressé. Enfin, moi qu'on a si souvent taxé de misogynie, (et pour certaines cette chanson n'a rien arrangé), j'ai voulu, une fois de plus célébrer et auréoler la femme, si anonyme, si modeste soit elle. Encore une fois j'ai voulu signaler (en deux vers, faut le faire!) que même dessous le gros habit de bure de la bonne soeur bat un cœur de femme où s'entremêlent élans affectifs et élans charnels.

L'air de badiner, j'ai donc passé en revue diverses valeurs qui me sont chères: le respect et l'ouverture vers l'autre, la valorisation de l'anonyme, du courageux modeste, la célébration de la femme, l'apologie de l'esprit libertaire, la dénonciation des préjugés et même l'estime des animaux, et pas seulement de ceux dont on profite. Pour beaucoup, le dernier couplet résume à merveille ce que je veux bien qu'ils désignent comme étant ma petite philosophie personnelle:

«Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint
se borne à ne pas trop emmerder son voisin!»

Mais tout ça aurait pu être bien sévère et j'ai dédramatiser chacune de ses petites paraboles en mettant en scène, mais à contre-emploi, un personnage illustre de la littérature: Don Juan. Et même ce jouisseur forcené, égoïste, polarisé sur les plaisirs terrestres, je me suis plu à l'imaginer soudainement pris de compassion pour ses partenaires, à lui déceler une facette généreuse, compatissante, même au-delà de la norme.

Par contre, connaissant bien la pudeur du macho moyen à témoigner de ses émotions, je lui ai attribué cette boutade sexiste que je lui fais répéter comme une excuse: «Cette fille est trop vilaine, il me la faut», comme pour lui permettre de dissimuler sa sensibilité, lui donner l'impression qu'il ne ternissait pas son aura de mâle dominant en étant généreux.

Je rappelle que je dois cet assertion à Léon Frapié qui écrivait dans «La maternelle»: «Il est trop vilain, cet avorton: il faut que je l'embrasse».

J'ai eu beaucoup de bonheur à écrire cette chanson, en espérant qu'elle nuise à la bêtise, à la médiocrité...."

 

 

 

*

 

 

 

*

Paroles de la chanson

"Don Juan"

 

 

 

Gloire à qui freine à mort de peur d'écrabouiller
Le hérisson perdu, le crapaud fourvoyé !
Et gloire à don Juan, d'avoir un jour souri
A celle à qui les autres n'attachaient aucun prix !

Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire au flic qui barrait le passage aux autos
Pour laisser traverser les chats de Léautaud !
*
Et gloire à don Juan d'avoir pris rendez-vous,
Avec la délaissée, que l'amour désavoue !

Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire au premier venu qui passe et qui se tait
Quand la canaille crie "haro sur le baudet" !
Et gloire à don Juan pour ses galants discours
A celle à qui les autres faisaient jamais la cour !

Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Et gloire à ce curé sauvant son ennemi
Lors du massacre de la Saint-Barthélémy !
Et gloire à don Juan qui couvrit de baisers
La fille que les autres refusaient d'embrasser !

Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Et gloire à ce soldat qui jeta son fusil
Plutôt que d'achever l'otage à sa merci !
Et gloire à don Juan d'avoir osé trousser
Celle dont le jupon restait toujours baissé !

Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire à la bonne soeur qui, par temps pas très chaud,
Dégela dans sa main le pénis du manchot !
Et gloire à don Juan qui fit reluire un soir
Ce cul deshérité ne sachant que s'asseoir !

Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint
Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins !
Et gloire à don Juan qui rendit femme celle
Qui, sans lui, quelle horreur ! serait morte pucelle !

Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
 
 
 
*
 
* A savoir (entre autre) que Brassens a beaucoup lu Léautaud !
 
 
*
 
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 23:02

 

 

 

 

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Photo d'Henri Cartier-Bresson

 

 

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Photo de Doisneau

 

 

 

 

*

 

Mr Brassens parlait de Paul Léautaud,

Renaud le cite aussi dans son dernier album 2016.

Pour en savoir + sur la biographie de ce fameux écrivain,

cliquer :  ici

 
 

*

 

 

 

 

"Je n'ai rien vu de grand dans la vie

que la cruauté et la bêtise"

 

*

 

"La douceur, la générosité, l'amour,

valent mieux dans ce monde

que la cruauté, la vengeance et la haine"

 

*

 

"Ce qui console de vieillir,

c'est de voir autour de soi

les choses vieillir aussi"

 

 

*

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