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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 23:04

 

 

 

 

Pigeonnier d'Odars

(ma belle région du lauragais)

(clic dessus pour l'agrandir)

 

Pays de Cocagne

 

Les pigeonniers enjolivent beaucoup de régions dans le sud-ouest de la France,

et surtout en pays de cocagne, et donc le triangle d'Or qui concerne cet article.

La signification du mot "cocagne" est très ancienne !

Plusieurs sens définissent ce mot qui n'est pratiquement plus utilisé,

si ce n'est pour dire "pays de cocagne" et "mât de cocagne".

Pour autant on retiendra qu'à l'origine il était employé pour exprimer

l'abondance d'un pays mais aussi la fête

où étaient distribués victuailles et vin à bon marché...

Durant ces fêtes, le jeu de prédilection était un mât planté en terre

rond et lisse, enduit de savon très glissant, et en haut duquel

il fallait grimper pour y détacher des cadeaux suspendus.

D'où le terme = Mât de cocagne.

 

Pigeonniers

 

Quand aux "pigeonniers" ou "colombiers" disséminés par-ci  par-là;

ils servaient tout simplement à élever et à abriter les pigeons.

Ces édifices en pierre, brique ou torchis, héritiers lointains

du colombarium romain datent environ du XVIIIème siècle.

Leur intérieur était recouvert d’un enduit blanc de poudre de marbre,

et contenait plusieurs nichoirs.

En outre pour certains cultivateurs

(mais pas tous car l'humus pouvait brûler leurs semailles !)

la fiente des pigeons constituait un engrais (la colombine)

intéressant pour leurs semis agricoles.

Le droit à la construction de ces sortes de volières,

s'octroyait en rapport avec l'importance de la propriété !

Cela faisait partie des privilèges du clergé et de la noblesse.

 

 

Le pastel des teinturiers ou "pasteliers"

 

 

Ce fameux bleu pastel est tiré d'une plante : l'isatis tinctoria (ou guède)

ou même herbe du lauragais...et autres noms selon les régions.

La plante était également une plante médicinale très utilisée

du temps de l'Antiquité chez les grecs et les romains.

 

Etapes de fabrication

de la teinture bleue pastel

 

La teinture est extraite des feuilles de l'herbacée.

Dans le Lauragais et jusqu'au XVIIème siècle,

les paysans cultivaient, récoltaient le pastel,

puis ils amenaient les feuilles de la plante

au moulin pastelier pour les faire broyer

 les écraser jusqu'à obtenir une pulpe.

Cette sorte de pâte, était mise à sécher.

Une fois durcie elle était écrasée puis,

mise en boule à la main.

Ces boules sont nommées

"coques" ou "cocagnes" !

Celles-ci continuent à nouveau

à sécher sur des claies.

Lorsqu'elles sont complètement

déshydratées et donc très dures,

les coques sont alors transportées

chez le pastelier chargé d'en extraire

le pigment bleu sous forme de poudre noire (l'agranat)

pouvant être stockée et gardée durant une dizaine d'années.

Magie des couleurs :

lorsque le tissu sort du bain de teinture (dans des cuves)

il sort de la même couleur que la fleur de pastel, c'est-à-dire jaune !

Mais au contact de l'air, il vire au vert, puis le vert vire au bleu !

 

Pour en savoir + sur les divers procédés

voir wikipédia ou sur les sites du net, ex. ici

 

Au XVIIème siècle la culture du pastel s'est vue détrônée 

par l'arrivée des Indes de l'indigo (la plante est : l'indigotier)

Vers la fin du XIXème siècle, les plantes tinctoriales

disparaissaient avec le développement des teintures chimiques.

 

Petite historique du Triangle d'Or

 

La culture du pastel se faisant prospère,

un Triangle se forme entre Toulouse, Albi et Carcassonne.

Il s'agit du Triangle d'Or..

Sous l'impulsion de négociants audacieux,

Toulouse s'imposera au coeur du commerce du pastel

l'organisant en réseaux presque internationaux.

Cette époque d'opulence chez les riches marchands pasteliers

lèguera de splendides Hôtels de renaissance (ex. l'hôtel Assezat)

ainsi que des édifices de moindre importance tels que..;

...pigeonniers, châteaux ou autres propriétés.

 

 

Aujourd'hui heureusement, des passionnés remettent au goût du jour

le travail du pastel. Tout un art qui nous fait connaître

la beauté naturelle simple et si douce

de ce bleu unique !

 

 

 

 

L'Hôtel D'Assezat (Toulouse)

Pour en savoir + clic sur l'image

 

 

 

 

      

 

 

 

         

Pour en savoir + clic sur les images

 

 

 

coque ou cocagne    Isatis tinctoria

                                                                  clic pour agrandir

 

 

 

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 23:03

 

 

 

 

 

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 23:02

 

 

 

 

 

 

Chaque dimanche nous invitions ma grand-mère à venir manger à la maison...

Alors tous les dimanches "mamie" venait avec le "jésuite" pour dessert.

Ce gâteau est assez traditionnel dans la région de l'Aude...

Il s'agit donc d'un espèce de feuilleté triangulaire, fourré à la frangipane,

avec du glaçage sur le dessus, une sorte de fin nappage meringué,

saupoudré de sucre glace et parsemé de pignons

et surtout d'amandes effilées légèrement grillées.

Je ne connais pas vraiment l'origine de ce gâteau,

si ce n'est que sa forme serait liée au chapeau des jésuites;

à bords repliés, et qu'il est assez coutumier

de savourer du "jésuite" :) dans la région de l'Aude.

Toutefois, le "jésuite" devient de plus en plus difficile

à trouver dans les boulangeries-pâtisseries,...dommage !

 

 

Une recette trouvée sur le net =

( le truc est d'ajouter de la crème pâtissière

à la crème d'amandes)

 

 

Ingrédients :

 

- 2 pâtes feuilletées

 

Crème d'amandes

 

- 50g de poudre d'amandes

- 50g de sucre

- 50g de beurre

- 1 oeuf

- 1 petit verre à liqueur de rhum

 

Bien travailler le beurre en pommade, ajouter la poudre d'amandes et le sucre,

puis le rhum, mélanger jusqu'à obtenir une crème lisse.

 

Crème pâtissière

 

- 30 cl de lait

- 40g de sucre

- 35g de farine

- 2 oeufs

 

Chauffer le lait dans une casserole. Dans un saladier, mélanger jaunes; sucre et farine.

Verser le lait bouillant par dessus, remuer au fouet et remettre dans la casserole.

Tout en remuant sans cesse, sur le feu cuire jusque épaississement de la crème.

Laisser refroidir.

 

Pour finir la préparation de la crème

 

Mélanger 1/3 de crème pâtissière pour 2/3 de frangipane.

 

Glaçage

 

- 1 blanc d'oeuf

- sucre glace

- quelques gouttes de jus de citron

 

Mélanger le blanc d'oeuf avec quelques gouttes de jus de citron puis ajouter

du sucre glace jusque épaississement du glaçage (qu'il ne soit pas trop coulant).

 

Préparation et montage

 

Etaler la pâte feuilletée et la couper en triangles (15/7 cm env.)

Déposer le mélange de crème d'amandes et crème pâtissière

sans en mettre sur les bords !

Ces bords seront badigeonnés de blanc d'oeuf,

puis fermer en déposant un autre triangle dessus en soudant les bords.

(en appuyant sur le pourtour)

 

Badigeonner le dessus du glaçage, au pinceau Puis,

parsemer de quelques pignons et de quelques amandes effilées.

 

Cuisson

 

Préchauffer le four à 180° ou th.6

Enfourner durant 15 à 20 mn

Surveiller la cuisson

Eventuellement, si les jésuites sont encore un peu trop pâles

à la fin de la cuisson, les passer sous le grill pendant 1 à 2 mn.

 

Une remarque :

les jésuites peuvent se confectionner plus simplement en un seul gâteau rond

(comme le principe de la galette des rois)

 

 

Bonne découverte et dégustation !

 

"..Mangeons du jésuite..!.."

Un article pas mal, donnant un peu de références : Cliquer 

et

Pour en savoir plus sur l'historique de l'ordre des jésuites, cliquer 

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 23:01

 

 

Photo d'art de Lee Jeong Lok

clic pour agrandir

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 23:05

 

 

 

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