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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 00:02


etoile-20scinct
 


 

 

A l'arrivée du mois de décembre
j'ai bien regardé,
la hauteur de ciel descendre
et l'hiver arriver

j'étais presque content de le voir
en l'observant se déployer
j'ai mis une veste au-dessus de ma veste
pour pas trop cailler

j'ai vu la nuit qui tombait tôt
mais les gens qui marchaient plus vite
j'ai vu la chaleur des bistrots
avec de la buée sur les vitres

là dessus la nature est fidèle
j'ai vu le jour se lever tard
j'ai vu les guirlandes de Noël
qui me foutent le cafard ?
j'ai aimé avoir les mains gelées
pour les mettre au fond de mes poches
j'ai adoré marcher dehors
quand tu sais que la maison est proche

j'ai souris bêtement
en voyant qu'il n'y avait plus
de fleurs sur les balcons
j'ai regardé le ciel tout blanc
y avait même des flocons

certains matins j'ai vu que le givre
avait squatté derrière les fenêtres
j'ai vu les gens revenir du ski
avec la marque des lunettes

je commençais juste à m'y habituer
mais les jours ont rallongé
j'ai compris que le printemps
allait emménager

le mois de mars avait tracé
en un battement de cils
et on m'a dit qu'en avril
faut pas se découvrir d'un fil

maIs moi j'ai peur de rien
alors malgré les dictons vieillots
j'ai enlevé une de mes deux vestes
pour pas avoir trop chaud

j'ai vu les arbres avoir des feuilles
et les filles changer de godasses
j'ai vu les bistrots ouvrir plus tard
avec des tables en terrasses

y avait pleins de couples qui s'embrassaient
c'est les hormones, ça réagit
c'est la saison des amours
et la saison des allergies

c'est vrai qu j'ai eu le nez qui coule
et je me suis frotté les yeux
mais j'ai aimé la chair de poule
pendant un coup de vent affectueux

sur les balcons ça bourgeonnait
j'ai ri bêtement à cette vision
j'ai regardé le ciel bleu-pâle
y avait même des avions

ma factrice a ressorti le vélo
j'étais content pour elle
content aussi pour le daron
qui aime le retour des hirondelles

je commençais juste à m'y habituer
mais le thermomètre a augmenté
j'ai compris ce qui nous pendait au nez
c'était l'été


au mois de juin an change de teint
fini d'être albinos
c'est la période des examens
et puis celle de Roland Garros

ça sent les vacances à plein nez
il va être l'heure de se tirer
moi j'ai enlevé ma dernière veste
pour pas transpirer

j'ai vu qu'il faisait encore jour
même après le début du film
pour ceux qui ont des poignées d'amour
il est trop tard pour le régime

les mecs sont assez excités
et ça les préoccupe
que les filles sortent leurs décolletés
et leurs mini-jupes

j'ai aimé rechercher l'ombre
quand il y avait trop de soleil
j'ai aimé dormir sans la couette
pour rafraîchir le sommeil

sur les balcons c'était la jungle
il y avait plein de fleur et de feuillage
j'ai regardé le ciel tout bleu
il y avait même pas de nuages

j'ai adoré conduire la nuit
la vitre ouverte en grand
avec le bras gauche de sorti
qui fait un bras de fer contre le vent

je commençais juste à m'y habituer
mais j'ai vu une fleur fanée
j'ai compris que l'automne
était déterminé

c'est surtout à partir d'octobre
c'est la saison la plus austère
moi bizarrement je la trouve noble
c'est celle qui a le plus de caractère

j'ai vu les feuilles qui tournoyaient
comme des ballons de baudruche
j'ai remis une de mes vestes
avec une capuche

j'ai vu la pluie, j'ai vu le vent
les rayons de soleil malades
j'ai vu les K-ways des enfants
qui partent aux châtaignes en ballade

j'ai marché dans les feuilles mortes
et sur les trottoirs mouillés
j'ai vu les parcs changer de couleurs
ils étaient tout rouillés

j'ai aimé les lumières de la ville
qui se reflètent dans les flaques
et les petites bourrasques de vent
qui mettent les brushings en vrac

sur les balcons y avait que des branches
sans feuilles et sans raisons
j'ai regardé le ciel tout gris
y avait même plus d'horizon

et puis l'hiver est revenu
puis les saisons se sont perpétuées
les années passent, la vie aussi
on commençait juste à s'y habituer

on est les témoins impuissants
du temps qui trace, du temps qui veut
que les enfants deviennent des grands
.et que les grands deviennent des vieux...
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 23:02



 

 

“Si l'on veut connaître un homme, 
il faut chercher celui vers lequel sa vie est secrètement tournée,
celui à qui, de préférence à tout autre, il parle
même quand apparemment il s'adresse à nous.
Tout dépend de cet autre qu'il s'est choisi.
Tout dépend de celui auquel il s'adresse en silence,
pour la considération duquel il a accumulé faits et preuves,
pour l'amour duquel il a fait de sa vie ce qu'elle est.”

Christian Bobin

"Le Très bas" (1992)

 

Que l'on soit croyant ou pas, "Le Très Bas" est un véritable joyau de petit livre racontant,

de façon très poétique et en prose, la vie simple de François d'Assise

avec sa vision de la religion dans une idée de joie...

et non de sévérité ou de trop de rigueur

qu'elle incarne parfois, voir souvent.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 00:03

 

 




 

Elle entra dans ma vie en patins à roulettes 

Elle était verdelette elle était bachelette 

L'amour comme toujours marchait à l'aveuglette

J'ai pas su m'écarter j'ai fait une boulette

La publique rumeur m'a mis sur la sellette

La chair fut un peu triste elle était pucelette

Et moi je n'étais pas un véritable athlète

La fringale la prit j'avais pas de galette

Elle quitta ma vie en patins à roulettes

Elle atterrit chez un boucher de la Villette

Dieu lui pardonne elle adorait les côtelettes

Avec du serpolet et de la ciboulette

Ce fut un certain temps de dérive complète

J'eus même envie de me déguiser en squelette

Et lui faire envoyer dedans une mallette

Mes osselets pour qu'elle en fît des amulettes

Avec son souvenir depuis je me collette

Son fantôme me suit en patins à roulettes

Elle entra dans ma vie en patins à roulettes

Elle était verdelette elle était bachelette

J'ai pas su m'écarter j'ai fait une boulette

L'amour comme toujours allait à l'aveuglette

La publique rumeur m'a mis sur la sellette

La chair fut un peu triste elle était pucelette

Elle sortit de ma vie en patins à roulettes

Pour un boucher des abattoirs de la Villette

Qu'était plus vieux que moi qu'avait plus de galette

Dieu lui pardonne elle adorait les côtelettes

Avec du serpolet et de la ciboulette

Ce fut un certain temps la dérive complète

J'eus même envie de me déguiser en squelette

De lui faire envoyer dedans une mallette

Mes osselets pour qu'elle en fît des amulettes

Avec son souvenir depuis je me collette.

 

 

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 00:03



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Le pauvre a les boules

19 décembre 2011

par "la dame du bois-joli"

 

Le pauvre a les boules à Noël mais il ne peut pas les accrocher dans son sapin. Le pauvre n’a pas de sapin. Et en plus il n’a pas de boules, mais il a les boules. Cet état contradictoire le met dans un gros malaise, plus exactement il a comme une gêne, ça lui fait comme une boule , dans le chauffage. « Dans le zofage, ta boule ! ce que tu peux être poire parfois » , dit Thon qui sait tout. En tout cas, la boule est centrale donc c’est bien dans le chauffage, pense le pauvre qui mettrait bien un pain à Thon.

 

Le pauvre n’a pas de guirlandes non plus. Il avait réussi à trouver une boule, d’un genre un peu spécial cette année. C’était une boule sur un mur qui picotait la masure, et il voulait l’accrocher dans son absence de sapin, mais quand Thon a déboulé vilainement, sa boule a disparu.Thon, c’est son copain pauvre et magicien, il a le pouvoir de faire disparaître les boules . Quelqu’un qui fait disparaître les boules est un débouleur. C’est un métier. Comme rémouleur ou chômeur ou pêcheur à pied. Thon est un débouleur de boules de Noël mais il ne sait pas faire disparaître la boule centrale du pauvre à Noël. A Pâques il ne sait pas non plus. C’est un faux débouleur.

 

« Pauvre mec Thon, t’es qu’un faux débouleur !

- le vrai dé boule l’heure » répond Thon, en lançant son dé sur la pendule. Le temps s’est arrêté forcément. Et comme ça le poulet n’a pas cuit. Le pauvre est fatigué de ce ton qu’a pris Thon.

« Thon, j’ai perdu ma boule je n’en avais qu’une tu exagères

- quoi encore ? ta boule de glace ?

- t’as déboulé et paf la boule, déboulée !

- ah que non j’en cherchais du charbon avant de venir, n’ai rien trouvé

- quoi ?

- tu me dis t’as déboulé, je te dis non j’ai pas de boulets, je n’ai pas de poulet non plus

- ( silence ) t’as déboulé et ma boule s'est envolée, enfin pas celle du zofage

- ah tu l’as enfin bien dit ! moi j’en ai deux de boules t’es vraiment qu’un maboul …

- arrête de parler de ma boule , toi t’es un boulet pas fichu de venir avec un poulet

- on va pas encore s’enguirlander !

- pourquoi tu dis pas ‘ on va pas encore s’engueuler ’ comme d’habitude

- ben parce que c’est noël faut des guirlandes

- je n’ai pas de sapin alors tes guirlandes …

- espèce-d’abruti-de-cochon-de-misère-de-pauvre-crétin-de-pauvre-stupide-de-merde-de-chierie-de-salaud-de-pauvre-navet-pourri-qui-va-crever-et-que-je-serai-bien-tranquille-de-pauvre-chiffe-molle-et-inutile-que-je-te-crache-au-derrière ! « 

Et hop ! les voilà couverts de guirlandes, de la tête aux pieds. Thon est un sacré enguirlandeur.

 

Le pauvre et Thon sont comme deux sapins dans le noir de jais. La lune, pleine de miséricorde, jette des rayons argentés sur eux . Ils brillent de tous leurs feux. Le chien flou galope dans les hautes herbes . Le sol se tisse d’hiver et de glace. Ils ont faim, ils ont soif, ils étalent sur le sol une nappe et mangent, lentement, l’idée d’un pain, le souvenir d’un poulet, l’image d’une poire. Ils sont rassasiés.



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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 00:03


Un duo très émouvant, très fort, du texte si tristement beau.....hein tonton ?!....on va faire comment...?....

...tu peux me dire ? Hein tonton ?...on va faire comment...?...

...mon ami Chataîgne......ON VA FAIRE...!!...

(à écouter de très près !)

Pour les paroles du texte ici

 


Le Ring - Grand Corps Malade et Richard Bohringer

 
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