« Le fruit de tomate étant mûr est d'un beau rouge, et il contient une pulpe fine, légère et très succulente, d'un goût aigrelet relevé et fort agréable, lorsque ce fruit est cuit dans le bouillon ou dans divers ragoûts. C'est ainsi qu'on le mange fort communément en Espagne et dans nos provinces méridionales, où on n'a jamais observé qu'il produisît de mauvais effets »
La popularisation de la tomate dans la capitale se fait à partir de 1790
avec la montée des Provençaux à Paris pendant la Révolution Française.
Aux États-Unis, le président Jefferson, qui avait séjourné en France de 1784 à 1789, fut au début du XIXe siècle un propagandiste de la tomate qu'il fit cultiver dans son domaine en Virginie et entrer à la table présidentielle en 1806
L'histoire de la tomate
Aujourd'hui
à partir de 1914
En 1914,
des plants apparaissent en Floride à la suite d'une mutation. Ce caractère est repris dans de nombreux cultivars de tomates pour l'industrie, ce qui facilite la
mécanisation des cultures et la récolte groupée.
Années 1920,
une nouvelle phase de domestication
débute aux États-Unis par un travail de sélection et d'hybridation.
Le relais est pris en Europe après guerre, notamment en France.
En 1962,
les recherches en Amérique continuent de se spécialiser
pour des tomates d'industries en introduisant des gènes
destinés à améliorer certains critères sensés être importants
pour la production du concentré de tomate.
Années 1980,
la tomate est devenue un légume bon marché et présent
sur les étals tout au long de l'année dans les pays occidentaux.
Retirée du marché dès 1996, son échec commercial était imputable
à ses piètres qualités gustatives et à son prix trop élevé !
À la même époque,
le Royaume-Uni met sur le marché du concentré à base de tomates OGM qui eut un grand succès localement, bien que le caractère OGM du produit ait été clairement
affiché. La commercialisation cessa en 1999 du fait de l'opposition qui s'était
développée dans l'opinion publique.
En 2003,
lancement du projet international de séquençage du génome de la tomate
regroupant dix pays et piloté par l'université Cornell (État de New York).
En 2017,
un livre de Jean-Baptiste Malet
"L'Empire de l'or rouge : enquête mondiale sur la tomate d'industrie"
Dans ce livre,
l’enquête menée par le journaliste Jean-Baptiste Malet est saisissante
tant par les révélations que par l’importance, souvent ignorée, du sujet.
Il raconte comment la mafia italienne
a investi l'industrie de la tomate.
c'est tout un business juteux....
L'auteur explique :
« Derrière ce produit banal se cache une violence extrême »
« La vérité de demain se nourrit de l'erreur d'hier »
" Ne lui parles pas ! Elle est transgénique..."
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Un extrait du livre de Pierre Rabhi "La part du colibri"
«....Dans les années 1980 , on a pu voir un camion bourré de tomates quittant l’Espagne pour livrer la Hollande; dans le même temps, un camion bourré de tomates partait de la Hollande pour livrerl’Espagne. Des circonstances incroyables ont fait qu’ils se sont percutés dans la vallée du Rhône, mêlant pêle-mêle tomates hollando-espagnoles !
Au delà du drame humain, je me pose la question si nos descendants dans quelques milliers d’années (s’il en existe encore) seront aussi stupides que nous-mêmes, et on pourrait voir alors 2 vaisseaux spatiaux, un provenant de Saturne et l’autre en provenance de Mars se percuter à l’approche de la terre, au niveau de la lune et mélangeant alors des tomates Sartuno-Martiennes !...»
Réflexion sur la pétro-tomate
La pétro-tomate ?
C'est une tomate qui consomme dix fois plus de pétrole qu'une tomate classique !
Écologie ?
Manger des tomates entre novembre et mai, c'est-à-dire hors saison,
cela représente un coût pour l'environnement. Une tonne de tomates, cultivée
en serre, consomme 946 kilos d'équivalent en pétrole (à cause de l'électricité)
contre seulement 95 kilos d'équivalent en pétrole pour les tomates cultivées
en plein champ (coût lié à l'arrosage et aux engrais) !
Voici ce que raconte avec humour I Muvrini, françois Bernardini,
au sujet des pétro-tomates :
- - -
«....Le goût insipide, l'exploitation des immigrés, les routiers de l'Est, les pesticides,
la pollution....n'ayez crainte, elles sont passées au détergent pour enlever
les traces de cuivre et de soufre...»
I Muvrini "Les péto-tomates et extrait de "Ti cantu Gaïa"