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Saison intermédiaire, l’automne est situé entre l’été (saison de forte activité)
et la saison de l'hiver ( celle du repos et de l’intériorité)
Cet entre-deux induit alors parfois des déséquilibres....


Les déséquilibres de l’automne

L’incapacité à accepter l’imprévu et à lâcher prise provoquent un certain nombre
de déséquilibres énergétiques du poumon et du gros intestin.
Les deux organes sont liés à l’élément métal.
Ces déséquilibres énergétiques se retrouvent tant au niveau respiratoire
qu’au niveau du transit intestinal : rhumes à répétition, pâleur, problèmes de peau,
constipation et colites, épaules voûtées et refermées, respiration courte,
essoufflements, soucis des choses matérielles du quotidien…
Le poumon et le gros intestin étant les organes en lien avec le monde extérieur,
ces déséquilibres s’accompagnent souvent d’une sociabilité difficile
et d’un caractère quelque peu casanier.
Pour les résoudre ou pour les prévenir, il faut chercher alors à stimuler ces organes par différents moyens : exercices respiratoires, étirements des méridiens, alimentation de saveur piquante, propice au poumon...

Stimuler le poumon
De manière générale en cette saison, tout ce qui stimulera le poumon
sera bénéfique et aura une action positive sur les déséquilibres
En respirant un grand coup, l'on voit déjà le monde autrement !
Plus concrètement =
le poumon sera mieux stimulé par la pratique de la piscine
ou par de longues promenades en pleine nature.
Pour préparer l'hiver
1er exercice conseillé

Position : Debout, les jambes écartées à la larguer des épaules. Croisez vos pouces derrière votre dos.
Mouvement : Flexion avant avec bascule des deux bras par dessus la tête. Si les muscles situés à l’arrière de vos jambes sont raides et vous limitent dans la flexion avant, n’hésitez pas à plier les genoux pour que votre bassin puisse mieux tourner autour de vos hanches et votre tête se rapprocher du sol, ou en prendre la direction. Chacun doit respecter l’étape d’étirement où il se trouve. Laissez bien tomber la tête.
A l’inspiration, le ventre de gonfle en détente ; à l’expiration, rentrez le ventre. Le dos s’étire en détente et les bras passent peut-être un peu mieux par-dessus les épaules. Attention : ne forcez jamais et laissez toujours la posture évoluer à son rythme. Un des meilleures critères dans une posture est la notion de patience.

Recharger le rein
En hiver, saison du repos, le corps recharge les batteries pour l’année qui vient. Cette énergie se « stocke » dans la région des reins.
Il convient donc de stimuler le reins en automne
Plus concrètement =
grâce à des étirements des méridiens du rein et de la vessie,
des massages ainsi qu’une alimentation spécifique permettront
d’y arriver naturellement.
Pour préparer l'hiver
2ème exercice conseillé

Position : Assis, les jambes tendues et les pieds joints, placer les mains près des fesses et se soulever, bras tendus, redescendre en se plaçant bien en appui sur les ischions (os des fesses).
Mouvement : Etirer les bras vers le bas, puis pencher le buste sur l’avant avec l’idée de poser la poitrine sur les cuisses. Suivez le principe d’étirement du souffle à l’expiration pour amener progressivement le ventre vers l’avant des cuisses. Tenez la position à l’inspire pour progresser lors de l’expire.
Autre position : assis, pliez un genou vers l’arrière et l’autre jambe tendue sur laquelle vous travaillerez. A l’expire, descendez vers le pied de votre jambe allongée, toujours avec l’idée d’amener progressivement la poitrine sur la cuisse de cette même jambe. Maintenez l’étirement à l’inspire pour descendre un peu plus à chaque expire. Vous pouvez rester dans cette position de manière plus prolongée de façon à sentir la progression de l’étirement. Changez de jambe une fois ce premier étirement réalisé.

L'alimentation
En diététique chinoise,
les aliments sont classées selon leur nature (froid, frais, neutre, tiède, chaud)
et leur saveurs (amer, salé, acide, doux, piquant) ce qui permet de connaître
les effets bénéfiques sur tels ou tels organes (leur tropisme dit-on).
Ainsi manger par exemple des crevettes régulièrement permet de nourrir
convenablement le rein. De même, le poireau de nature piquante
possède une action favorable sur le poumon, etc.
Voici quelques aliments à consommer avec bénéfice
Durant cette précise période automnale :

Dès maintenant et tout l’hiver :


Une recette pour l’automne et/ou en cas de faiblesse des reins :
Le sauté de crevettes à l’ail et au gingembre
Décortiquez les crevettes et les faire macérer dans de l’alcool de riz (à défaut dans tout autre alcool fort) pendant 10 mn. Émincer le poireau, hacher l’ail finement et effiler le gingembre. Faire revenir le mélange dans de l’huile de colza. En fin de cuisson, ajouter les crevettes, poivrez, salez.
Consommer deux à trois fois par semaine pendant un mois accompagné de riz.
La crevette renforce le yang, tonifie les reins, élimine les glaires. Le poireau fortifie le yang, tonifie les reins, fait circuler l’énergie. L’ail stimule l’énergie, favorise la circulation du sang.

Exercices respiratoires et méditatifs
L’intérêt principal des exercices respiratoires ou méditatifs est de faire descendre l’énergie dans le ventre, ce que les japonais appellent le hara. L’énergie du rein qui se situe dans cette même région s’accroît ainsi dans un même temps. Il permet de se centrer ou autrement dit de s’ancrer dans la terre.
La métaphore de l’arbre est ici éclairante.

La métaphore de l’arbre
L’être humain est comme un arbre : pour qu’il s’élève, il faut que ses racines grandissent d’autant dans le sol. A défaut de cette profondeur de racines, il risque de tomber en cas de tempête (des émotions fortes, un choc affectif, une activité intellectuelle harassante) et plus généralement en cas de trop grande densité énergétique dans ses branchages (le haut du corps). L’être humain, s’il n’est pas bien ancré dans le sol, risque d’être emporté par ces mouvements. Ce n’est pas tant l’intensité de la tempête qui est importante (sur laquelle parfois on ne peut pas grand chose) que la capacité de l’arbre à y résister par la profondeur de ces propres racines. Cela signifie également que l’on ne calme pas un mental agité par le mental lui-même (en se répétant par exemple : « je me calme, je me calme… » ou bien « je vais m’endormir, je vais m’endormir…. »), mais en revenant à son corps et plus particulièrement à ce qui le rattache à la terre : sentir son bas ventre, ses pieds ancrés dans le sol, etc. C’est ce que cultive et développe cet exercice qui suit.

Exercice pour retrouver son ancrage dans la terre
