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idées, pensées, images, humour, avis,...en vrac. Petits jeux et trouvailles de toutes sortes.

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Origine du jour férié du 15 août + Panneau pictural de Titien "Assomption de la Vierge Marie"

 

 

 

 

 

 

 

L'origine du jour férié au 15 août

 

Le 15 août, fête nationale depuis 1638, le demeure jusqu’à la fin de l’Empire.

Le 15 août est néanmoins resté férié en France, comme dans de nombreux pays

de tradition catholique (Italie, Portugal, Pologne, Autriche, etc.).

Le 15 août, les catholiques fêtent l’Assomption de la Vierge Marie,

 c’est-à-dire sa montée au ciel à la fin de sa vie terrestre. 

En 1637, le roi Louis XIII, n'ayant pas d'héritier après vingt ans de mariage,

se tourne vers la Vierge Marie et prie afin qu’Anne d’Autriche, son épouse,

lui donne l'enfant tant désiré. Il demande à ses sujets d’organiser le 15 août,

dans chaque paroisse, une procession en l’honneur de la Vierge Marie.

Lorsqu’il a la certitude d’avoir un enfant (le futur Louis XIV), il décide,

en signe de reconnaissance, de consacrer la France à la Vierge Marie.

Le 10 février 1638, il déclare choisir la Vierge comme protectrice et

patronne du Royaume. Il demande que, chaque année, ce jour de l’Assomption

soit célébré dans chaque église. L’édit est enregistré par le Parlement.

Dans une mandorle de gloire tenue par deux anges,

le corps de Marie est soulevé au ciel.
Ce sont les anges qui montent Marie au ciel, il s’agit d’une Assomption,

à ne pas confondre avec l’Ascension de Jésus qui s’élève par lui-même.

Le terme « assomption » provient du verbe latin assumere,

qui signifie « prendre », « enlever ».

 

 

Titien, L'Assomption de la Vierge, 1516-18.

Huile sur panneau de bois (6,90 x 3,60 m)

Basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari, Venise.

 

 

« L’une des plus folles bulles papales de Pie XII, Munificentissimus Deus, traite de l’Assomption — prendre une femme et l’« assompter » ! Arrêtez-vous devant la Vierge pourpre du Titien qui s’envole dans une transe de luxure... Quand le voile dissimulant la toile fut levé lors de l’inauguration à Santa Maria dei Frari devant la noblesse et le clergé de Venise, ce fut un cri de stupeur. Et de fait, il aurait fallu être aveugle, et même sourd, pour ne pas sentir en cet instant combien le peintre avait mêlé sa vie à son art. J’affirme donc que Lucifer ne dit pas : "Non serviam !", "Je ne servirai point !", mais plutôt (vérifiez, si vous êtes un aventurier ou une aventurière), "Non gaudiam !", "Je ne jouirai pas !". »

 

 

Explication en détail de l’œuvre de Titien

 

" La Vierge vêtue de rouge, les bras ouverts, au centre d’une lumière resplendissante, s’élève au-dessus des Apôtres s’agitant convulsivement, en montant vers le haut. Le Père Éternel, penché mais toujours en mouvement l’accueille dans l’espace infini. À sa droite, un angelot porte une couronne verte, symbole de la terre, tandis qu’à gauche un autre ange soutient une couronne d’or, symbole du ciel : Marie Reine du ciel et de la terre. Dans ce tableau, de l’avis unanime des critiques, il y a une telle grandeur de style, une telle finesse de composition, une sublime invention, une hardiesse du trait, une telle transparence, une telle prodigieuse magie des couleurs qu’il en résulte un insurpassable chef-d’œuvre. Les couleurs s’éclairent graduellement de façon admirable : les Apôtres sont dans une demi-lumière, les anges dans une lumière de plus en plus vive, jusqu’à la splendeur lumineuse de la Vierge proche du Père Éternel. L’impression de la montée est produite par la disposition triangulaire des quatre grandes masses de couleur rouge qui depuis la terre s’élèvent vers le Père Éternel dont la Vierge est en train de s’approcher. Le scintillement progressif des couleurs est étonnant : le groupe entier des Apôtres bien que portant des vêtements lumineux et richement colorés est cantonné dans une demi-lumière, une atmosphère rayonnante rouge-orangée environne les anges couronnant la Vierge et une auréole resplendissant de l’éclat le plus vif entoure sa tête au voisinage du Père Éternel. Pour Titien la frontière entre terrestre et divin est scandée tant par la disposition semi-circulaire des nuages et des anges que par les différentes tonalités de la lumière concentrant la plus grande intensité vers la figure du Père Éternel. Avant l’arc, parmi les têtes des 56 angelots, le Titien a tracé à gauche les initiales « B V » (Beata Virgo) et à droite « GLO » (gloriosa) en référence à la thématique du tableau. Il faut réfuter le récit selon lequel les moines des Frari et Padre Germano auraient été insatisfaits du travail et exprimé de nombreuses plaintes. Raconté par Carlo Ridolfi ce naïf épisode est écrit en 1648, plus d’un siècle après la composition de ce chef-d’oeuvre. Sanudo, ni aucun chroniqueur de l’époque ne rapporte ces reproches ; au contraire, les commandes des autres communautés franciscaines faites au peintre prouvent l’enthousiasme des frères pour Titien. En bas, au milieu du tableau se trouve la signature du peintre : TICIANUS. "

 

 

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