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La guerre étant loin, le 11 novembre devient surtout une occasion
de prendre le temps de ne pas oublier les horreurs du siècle dernier,
mais aussi pour mieux comprendre l’histoire.
Le 11 novembre reste un jour férié en France.
Ce jour-là les fanfares défilent dans les rues et les
citoyens se retrouvent pour une cérémonie autour des
monuments aux morts de chaque ville. Ce jour est appelé
le « jour du souvenir » ou « jour de l’armistice » car c’est à
ce moment-là qu'est commémoré l’armistice qui aura mis fin à la
Première Guerre mondiale en 1918. Par extension, au même jour,
sont également commémorés les sacrifices de guerres autres
que celle de la Première Guerre mondiale.


Une cérémonie a lieu dans chaque commune, généralement
en présence du maire et de plusieurs personnalités politiques.
Les citoyens défilent derrière la fanfare dans les rues de la ville,
puis s’arrêtent devant le monument aux morts à 11h.
C’est en effet à 11h, le 11ème jour du 11ème mois, que
l’armistice a été rendu effectif, et donc cet horaire symbolique
a été maintenu pour la fête commémorative. Une fois devant le
monument aux morts, le maire ou une autre personnalité fait
un discours et cite les noms des soldats de la ville, morts au
combat pendant la Première Guerre mondiale. Après chaque
nom, les citoyens répètent à l’unisson « mort pour la France ».


Parfois en France, mais surtout dans les pays anglo-saxons, les
citoyens portent des coquelicots sur le revers de leurs vestes. Le
coquelicot symbolise en effet les soldats morts au combat, car avec
l’effet de la poussière de chaux laissée par les bombardements et
la terre remuée après un combat, les champs se recouvrent naturel-
lement des fleurs rouges que sont les coquelicots. En France, en
1914 dans l'armée française, la tenue était dite du "pantalon rouge"
mais en 1915 la tenue "bleu-gris" plus discrète, se généralise...
Également, le bleuet était utilisé parce qu' il rappelait la couleur
des uniformes des soldats français pendant la guerre. Pour
les plus anciens des soldats, les jeunes recrues de 1915
étaient surnommés les « bleuets » mais peu à
peu toute cette tradition s'est perdue.


En France, le 11 novembre, le souvenir des « Poilus »
se fait sous le nom de « Bleuet de France »
(la couleur du bleuet rappelant le bleu horizon de leur uniforme).
En Grande-Bretagne et dans les pays du Commonwealth,
le jour du 11 novembre se fait sous l'appellation de « Poppy Day »
le « Poppy » étant le coquelicot, fleur qui poussait souvent
dans et aux abords des tranchées.


La matricaire ou la marguerite blanche venait pour les soldats
français compléter les couleurs « Bleu – Blanc – Rouge »
du drapeau national.

Le 11 novembre est aussi l’occasion de rendre hommage au
soldat inconnu, un corps non identifié mort au combat de la
Première Guerre mondiale et enterré sous l’Arc de Triomphe.
Bien que l'identité de certains soldats n'ait pu être retrouvée,
symboliquement, c’est la journée du souvenir afin que ne soient
oubliés ni leurs sacrifices obligés ni leurs souffrances de guerre.

A propos du nom des "poilus"

« Les poilus » étaient le surnom donné aux soldats français qui étaient
dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale. Lors de
la Seconde Guerre mondiale, ce surnom typique de cette 1ère guerre,
ne fut utilisé qu’en de très rares et exceptionnels cas.
A l'origine et dans le langage familier ou argotique, le terme de
« poilu » désignait à l’époque, quelqu’un de courageux, de viril,
suscitant l’admiration portée à quelqu’un « qui a du poil au ventre »
Explications relevées dans wikipédia =

(...)
"..Une version populaire de la signification prétend que le surnom fut donné pendant la Grande Guerre, du fait des conditions de vie des soldats dans les tranchées. Ils laissaient pousser barbe et moustache et, de retour à l’arrière, paraissaient tous « poilus ». Cette version ne peut trouver de fondements que dans les débuts de la guerre, car dès lors que les gaz eurent fait leur apparition, les masques à gaz bannirent la barbe des visages des soldats ainsi que du règlement militaire. Les journaux qui transmettaient les informations sur la guerre et le front étaient directement sous l’autorité de la censure et de l’armée, et n’utilisaient pas ce surnom. D’ailleurs, puisqu’il était interdit de diffuser des images prises en première ligne, celles illustrant journaux et cartes postales mettent en scène des acteurs ou au mieux des permissionnaires, non tenus aux exigences des premières lignes.. "
(...)


