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idées, pensées, images, humour, avis,...en vrac. Petits jeux et trouvailles de toutes sortes.

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Le mépris ou l'autopsie des malentendus





De A. Moravia à J.L Godard......le Mépris,
Le mépris de celui ou de celle qui l'exerce,
il continue sans concesssion à martyriser les individus dans leur chair et dans leur âme,
il importune, il épingle au grand jour les émotions, camouflant sa propre vulnérabilité,
Il provoque jusqu'à la moindre pécadille de celles ou de ceux qui le subissent,
Sans conscience, et à son propre détriment...
au profit de quelques pouvoirs, bien inutiles quand on sait,
que l'être humain avec son orgueil finira lui même en pâture pour sa progéniture...

Dans l'oeil de l'enfant  j'y découvre chaque jour du génie,
faut-il encore que l'histoire de notre humanité, la mémoire de toutes choses,
puisse l'aiguiser ce regard, ce génie ....
contre tous ceux qui souffrent à ses côtés pour avoir déclenché
sans vraiment le savoir, tellement d'absurdité, tellement d'atrocité !
Tenter de créer plutôt que de détruire puisque, quoiqu'il veuille,
pour sa santé dans ce monde ténébreux et cynique,
chaque être a besoin de se nourrir de beauté, de lumière, et de bonté.
  
  Claude Lanzmann, réalisateur de  " SHOAH"        Shoah - Claude Lanzmann   dit ceci :

                       " Il y a des moments où comprendre, c'est la folie même. "       


Pour conclure ces propos,

un proverbe chinois : " Le fond du coeur est plus loin que tout le monde "

Quelques autres proverbes  :

" il n'est réplique si piquante que le mépris silencieux " proverbe français(de ?)
" Il faut dépenser le mépris avec une grande économie, à cause du grand nombre de nécessiteux " de Chateaubriand.
" Nous méprisons beaucoup de choses, pour ne pas nous mépriser nous-mêmes. " de Vauvenargues.
" Nous n'avons pas assez d'amour propre pour dédaigner le mépris d'autrui " également de Vauvenargues (..nargue..)

Un poème de J. Du Bellay (1522-1560) :


Las, où est maintenant ce mépris de Fortune ? ...

Las, où est maintenant ce mépris de Fortune ?
Où est ce cœur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l’immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple non commune ?

Où sont ces doux plaisirs qu’au soir sous la nuit brune
Les Muses me donnaient, alors qu’en liberté
Dessus le vert tapis d’un rivage écarté
Je les menais danser aux rayons de la Lune ?

Maintenant la Fortune est maîtresse de moi,
Et mon cœur, qui soulait être maître de soi,
Est serf de mille maux et regrets qui m’ennuient.

De la postérité je n’ai plus de souci,
Cette divine ardeur, je ne l’ai plus aussi,
Et les Muses de moi, comme étranges, s’enfuient.

Quelqu'anonyme  :

Sur le coeur, une fleur s'est éclose,
et sur son doux reflet j'en dispose,
car le mépris n'est que l'envers du décors
de ses propres jeux dont il est la cause,
et le nuisible paisible enfin se repose,
Sur son ombre sombre enfin il s'endort.



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