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L'Historique de la fraise

50 ans après J-C
apparaissent les 1ères notes rédigées sur la fraise dans un texte de Pline.
Pline l'ancien était un écrivain et naturaliste romain du 1er siècle,
auteur d'une monumentale encyclopédie intitulée "Histoire naturelle"

La grande famille des fraises compte deux branches très éloignées :
- la fraise des bois, petite et goûteuse,
dont se régalaient déjà nos ancêtres (néolithiques)
- et la grosse fraise industrielle, d'origine américaine, au goût plutôt fade.
Toutes les fraises, hormis celles des bois, sont les descendantes trafiquées
de plants rapportés d'Amérique.


fraisier de Virginie
Vers la fin du XVIe siècle le 1er à ramener des plants
du Canada des plants de "fraisier de Virginie" est Jacques Cartier
explorateur navigateur envoyé par François 1er vers l'Amérique du Nord.
La production de ces plants de fraises rapportés est faible mais suivie
par la Grande-Bretagne. C'est la première fraise exploitée qui arrive à mûrir.



Fraisier du Chili
(naturellement blanche)
parent du
Le 2ème, justement dénommé Frézier
fût envoyé en temps qu'espion français
par Louis XIV au Chili et au Pérou.
Amédée-François Frézier est un ingénieur militaire,
explorateur, botaniste, navigateur et cartographe français.
Et donc, passionné par les plantes, il rapporte en France
cinq plants d’une nouvelle espèce de fraisier
dite Blanche du Chili à gros fruits blancs
différents des fraises des bois
(alors connues en Europe)
Il en donne quatre à des botanistes,
dont un fraisier du Chili au Jardin Royal de Paris.
et il garde le dernier pied pour sa propriété de Plougastel.
Cette localité allait devenir la capitale française de la fraise,
cependant, il n'a rapporté que des pieds mâles incapables de fructifier.
Aussi fallut-il attendre l'introduction d'une autre espèce "Fragaria virginiana"
rapportée en Europe pour que les fraisiers de Frezier puissent enfin se multiplier
certes par croisement, certes moins parfumées, certes moins délicates que la
fraise des bois, mais tellement plus grosses et bien plus charnues !
"Fragaria virginiana" est à l'origine des espèces connues d'aujourd'hui.

Parlons du nom Frézier
Le nom de Frézier est
par coïncidence extraordinaire
une déformation du mot « fraise »
Un de ses ancêtres nommé Julius Berry
avait servi en 916 à la fin d'un banquet à Anvers
un plat de fraises des bois au roi Charles III le Simple
Le roi le remercia en l'anoblissant et en lui donnant le nom de
" Fraise "
qui se déforma en Frazer" puis en Frézier.

Vidéo sur "L'histoire secrète des fraises : la belle américaine"
...le secret mystérieux de la fraise...


Avec la fraise
un dicton, des expressions, citations,
un petit poème, anecdotes...

Dicton
' A la Sainte-Virginie (8 juillet)
La récolte de fraises est finie."

" Ramener sa fraise "
ou agir de façon importune, prétentieuse, arriver...
À l'origine, elle voulait dire 'rouspéter' ou 'ronchonner' ... son sens a évolué.

" Sucrer les fraises "
ou trembloter, être agité d'un tremblement nerveux
À l'origine, l'expression viendrait des collerettes plissées appelées fraises
que portaient les hommes et les femmes des XVIe et XVIIe siècle.
Ils les amidonnaient en les saupoudrant de sucre alors ce geste est comparable au
tremblotement que peut faire un individu, ou une personne âgée...
Louis-Ferdinand Céline en 1936, a utilisé cette expression
pour désigner les tremblements d’un ivrogne.

Les Nuls ont dit
" Les fraises ont un nez et les mûres ont des oreilles "

Doug Larson a dit
" La véritable discipline, c’est de ramasser des fraises sans en manger une seule."

Bernardin de Saint-Pierre a dit
" Je ne puis pas plus te montrer un papillon dans une chenille,
qu’une fraise dans sa fleur : il faut que le soleil ait mûri l’un et l’autre."

Johann Wolfgang von Goethe a dit
" Ce sont les enfants et les oiseaux qu’il faut interroger
sur le goût des cerises et des fraises."

Emile-Auguste Chartier surnommé Alain a dit
" Comme la fraise à le goût de fraise, ainsi la vie a le goût de bonheur."

Pierre Desproges a dit
" La jeunesse, toutes les jeunesses sont le temps kafkaïen où la larve humiliée,
couchée sur le dos, n’a pas plus de raison de ramener sa fraise que de chances
de se remettre toute seule sur ses pattes. Autant que la vôtre, je renie la mienne.
L’humanité est un cafard. La jeunesse est son ver blanc."

Et oui ! Je le sais bien !
Je n’emporterai rien,
Pas même l’ombre d’un nuage.
Mais qu’elle est belle, dans ma main,
Cette fraise sauvage !
Maurice Carême

Peinture de
Jean Baptiste Siméon Chardin
(clic sur l'autoportrait)

" Le panier de fraises des bois "

