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La cueillette des plantes sauvages remontent à des millénaires !
Les druides ont fait partie des précurseurs des premières pharmacopées
très importantes dans les médecines de ces époques si lointaines.
Au jour du solstice de l'été, le cérémonial païen qui entourait les fêtes
de la Saint Jean était déjà pratiqué par les Celtes et les Ligures puis
il est passé sous le contrôle des druides, très puissants en
matière de politique et dans bien d'autres activités.
Cela dit, les végétaux de la Saint Jean,
appelés (que bien plus tard) "Herbes de la Saint Jean"
ont eu une action plus magique que pharmacologique.
Au moyen âge, les anciennes formes thérapeutiques
pratiquaient le "caractérisme" signifiant par définition
une théorie selon laquelle on attribuait à une partie
du corps humain que l'on désirait soigner, la
physionomie d'une plante. A cette époque
également, des liens auraient été établis
entre les herbes et l'alchimie ésotérique,
ainsi qu'entre les herbes et les astres.


L'art de la magie,
dont la médecine a été le prolongement,
faisait appel à des rituels suivant un ordre très précis.
La plante médicinale en était l'un des éléments essentiels.
Gardien du savoir, le druide lui seul pouvait donc savoir
comment il fallait récolter avec soin les plantes dans la nature.
Étant chargé de la célébration des cérémonies sacrées, là aussi
lui seul pouvait se servir de ses connaissances pour accomplir son travail
consciencieusement, auprès des habitants du village dont il était responsable.
Ainsi, devait-il enseigner, guider, tout organiser avec la confiance qui lui était
impartie de la part des villageois. Ses acolytes l’accompagnaient alors pour
l'aider dans ses exercices scrupuleusement divinatoires.Tout ceci pour
expliquer comment au prime abord les herbes magiques de la Saint Jean
étaient cueillies. Pour sauvegarder leur bien-être, l'occultisme était capital.


Donc avant la création des médicaments, les habitants des villages
avaient recours aux herbes magiques de la Saint-Jean
pour se guérir de toutes les maladies.

Le jour de la Saint Jean, dès l'aube, avant le lever du soleil,
dans les champs ou prés, forêts ou bois avoisinants le village
la plante sauvage précieuse étaient précautionneusement cueillie.
La rosée du matin comptait beaucoup pour l'excellence de ses vertus.
Ses qualités précieuses étaient de rallonger la vie ainsi que de chasser
les démons et d'éliminer l'impitoyable maléfice des plantes vénéneuses.
C'est au solstice de l'été que les forces de la terre sont réputées pour avoir
emmagasiné le meilleur des bienfaits nécessaires aux plantes guérisseuses.
Pour renforcer leurs vertus, le druide ou guérisseur les ramassait sans doute
en psalmodiant des sortes de prières qu'il accompagnait de gestes rituels tels
que se baisser, marcher pieds nus en reculant, cueillir avec la main gauche etc..


Plus sérieusement, on sait que 7 plantes comptaient parmi les plus importantes
des plantes cueillies au solstice d'été. Leur nom usuel est " Herbes de la Saint Jean"
En réalité il y en a 27. Les 7 premières plantes de la Saint Jean sont celles de base.
Les 20 autres sont les "cousines estivales"

Ci-dessous, l'énumération des 7 plantes :
En cliquant sur chacun de leur gif
et en cliquant sur chacun de leur nom
connaître mieux la plante
avec sa description, ses caractéristiques,
son histoire, ses vertus médicinales...
Cliquer aussi sur leur planche botanique
pour les afficher ou les agrandir
















Les vingt autres "herbes de la saint jean" sont les suivantes =
Et cliquer sur leur nom respectif pour mieux les connaître

L'angélique, l'aubépine, la bourrache, la capucine, la chélidoine, la gentiane,
l'hysope, la lavande, la marjolaine, la mauve, la mélisse, la menthe, le myrte,
la pimprenelle, le plantain, la reine des prés, le romarin,
le serpolet, le thym et la verveine.

Pour laisser pénétrer au maximum l'influence solaire, c'est seulement
le soir, à l'aurore, que les racines devaient être déracinées.
Les herbes sacrées récoltées avant midi
étaient ensuite mises à sécher.

Mais en fait,
tout était utilisé : fleurs, feuilles, tiges et racines. Elles pouvaient
tout aussi bien être réduites en poudre, séchées ou macérées, infusées,
sous forme d'huile, sous forme de tisane, de décoction ou consommées fraîches...
Nos anciens connaissaient tous les bienfaits de chacune de ces herbes, ils savaient
avec grande sagesse, les préparer pour passer une année à l'abri des maladies.

Ou bien,
des bouquets de ces herbes magiques
étaient suspendus au dessus des portes des maisons
pour simplement porter bonheur.

Un dicton :

« Les herbes de la Saint Jean gardent leurs vertus tout l'an.
Avant la Saint Jean, pluie bénite, après la Saint Jean, pluie maudite.»


